Pourquoi mon dernier article...
Parce que.
J'ai dit que j'allais mieux : oui c'est vrai.
A écouter les gens qui m'entourent, j'ai repris du "poil de la bête". On me dit que de nouveau on "sent" que je vais mieux.
On me dit aussi que je suis courageuse...
On me sent motivée.
Et c'est vrai.
Je me suis mise à fond dans mon travail qui me le rend bien. C'est un véritable plaisir d'aller travailler et je suis bien quand je suis dans mon atelier.
J'ai de nouveau la sensation de m'occuper de mes enfants, pleinement. Je cours partout entre/après les horaires de la boutique pour en déposer un (ou les deux) à la piscine, ou bien au parc, à
l'aide aux devoirs, aux sports. Nous passons de nouveau des moments ensembles, à la plage, au lac, au cinéma etc..., J'essaye de m'investir comme me porter bénévole lors du dernier championnat
de gym de ma fille et je ne sacrifie aucune de leurs manifestations malgré mon travail. Bref pour eux mon emploi du temps est overbooké. D'ailleurs cela va me faire tout drôle quand ils vont
partir bientôt 4 semaines en vacances... (l'une avec mes parents, l'autre avec son père)
Je gère l'intendance de la maison et fais en sorte de n'accumuler aucune tâche.
J'ai une BO qui commence à prendre un peu plus de place qu'il n'était prévu, non pas pour me déplaire.
Je vois un psy pour tenter de trouver/comprendre/chasser mes "petits démons"
Alors oui vu comme çà, je vais bien !
Seulement de nouveau depuis dimanche, je suis repartie dans les doutes, les questions qui finissent forcément par m'ennerver, par me mettre en colère après moi-même.
J'allais bien jusque là. J'avais réussi à le chasser au 3/4 de mon esprit. Il ne me manquait plus puisque je ne pensais plus à lui. Un mois et demi sans l'avoir revu physiquement, un mois sans
avoir aucune nouvelle de lui fût finalement le meilleur remède pour que je me remette à vivre sans lui.
Mais voilà que depuis dimanche, le simple fait d'avoir imaginer quelques minutes, que ce soit vraiment lui que mon ami ai vu dans mon quartier, m'a complètement destabilisée.
Parce que depuis, je n'arrête pas de me dire "et si il arrivait là devant toi... que ferais-tu ?" et là je suis en colère après moi-même. Parce que je sais que quoi que je dise ou pense, mes mains
se mettraient à trembler et que mon coeur s'emballerait !
J'essaye de me rassurer en me disant que de toutes façons je n'ai pas à craindre cette situation puisque je sais qu'elle n'arrivera pas. Mais ce n'est même pas cela qui me préoccupe (à la limite je
m'en fous puisque je ne l'attend plus) c'est simplement le fait de me dire que quoi que je fasse, que malgré tous les progrès réalisés depuis, tout ce chemin parcouru, il est encore là !
J'ai cependant la chance de pouvoir parler de cela avec ma BO.
Mais je sais que ce "malaise" est la raison du frein que je mets volontairement à notre relation. Je sais que je m'interdis de trop m'investir. pourtant j'ai quelque chose à l'intérieur (des
sentiments ?) qui me donnent l'envie mais ma tête (cerveau des opérations) me l'interdit.
Je lui parle de tout cela parce que je veux qu'il sache comment je vais. Lui cacher serait prendre le risque de le faire souffrir un jour et çà je ne le veux pas.
Il me dit que j'ai fait le deuil de notre histoire mais que je n'ai pas fait le deuil de la personne et que j'ai encore du chemin mais qu'il est là justement pour m'aider à avancer...
Honnêtement il est extraordinaire, attentionné, tendre, doux. respectueux, à l'écoute...
Il comprend ma vie de maman, parce qu'il est lui même papa et qu'il a ses 3 miss's à sa charge...
J'aime être avec lui mais je m'oblige à penser que peut-être demain il ne sera plus dans ma vie.
Ce n'est pas juste.
C'est alors que je réalise dans mes lectures, et comme je l'ai écrit dans mon article précédent qu'effectivement je suis libre mais ... démolie.
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