Reflexions

Mardi 14 octobre 2008

Je ne suis guère inspirée pour écrire ... pas grand chose à raconter sur ce qui se passe dans ma vie.

J'ai traversé des bourrasques et des tempêtes dans ma vie mais ce que je traverse en ce moment, j'avoue que je ne l'avais jamais connu jusque là et c'est parfois déconcertant.

Dans mon entourage proche, les gens ne se soucient guère pour moi parce que je leur ai toujours donné l'image d'une battante. Malgré les coups encaissés dans ma vie (et pas des moindres) je me suis toujours relevée.

Alors forcément quand on me demande aujourd'hui comment je vais et que j'ai la bonne idée de répondre  "pas trop le moral... " systématiquement je me prends "t'inquiètes pas, çà va passer, c'est l'automne, et puis t'as connu pire non. T'es une battante, tu vas t'en sortir on te fait confiance"...

Génial... j'adore... je me prend le retour de mannivelle en pleine poire. Je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même. Du coup maintenant je réponds "ca va" et çà me fait moins mal.

Cependant j'avoue honnêtement qu'en ce moment tout va mal.

Sur le plan professionnel, la conjoncture fait que c'est extrêmement difficile en ce moment et même si je travaille, si j'ai des commandes, je doute que je puisse continuer dans ces conditions et j'avoue que mes pensées professionnelles sont plutôt penchées vers la façon dont je vais pouvoir m'en sortir... et croyez-moi y'a rien de pire que de se miner pour çà.

Sur le plan familial, ma mère ne se remet pas de son AVC en juin dernier... elle est extrêmement fatiguée. Je m'inquiète beaucoup pour elle. Mes enfants quant à eux, çà va à peu près mais le fait que je sois mal dans ma peau se fait ressentir systématiquement sur eux. Je le sens bien.

Le père de mes enfants est en guerre contre moi. Le fait d'avoir refusé qu'il échange de nouveau les week-end (2ème fois depuis fin août, j'ai décidé qu'il n'y en aurait pas de 3ème), il ne prend donc plus les enfants jusqu'à ce que je cède mais comme ce n'est pas le cas, il s'ennerve tout seul, m'insulte, me menace mais je raccroche. Pas le courage ni même l'envie de répondre. Il m'a même menacé d'aller les chercher directement dans leur collège vendredi prochain... peut toujours y aller ils n'y seront pas (mais çà il ne le sait pas). Le pire c'est que je m'en fous royalement de ces menaces... je n'ai jamais été aussi imperméable à lui !

Financièrement, c'est la cata.

Ne prenant pas de salaire sur mon entreprise pendant les 2 premières années, (choix qui avait été fait à l'époque à 2 ! compte tenu que j'étais en couple et murement réfléchi à retenir : ne jamais prendre ce genre de décision !) , je devais bénéficier d'une aide de l'état (minime je vous rassure : 400 euros par mois) qui nous permettait de survivre en attendant.

Alors pour survivre, je survis depuis le mois de mars...

Sauf que cette aide n'est pas, contrairement à l'accre, renouvelable la 2ème année... résultat des courses,  je me retrouve sans revenus depuis juillet... génial non ? J'ai tenu jusque là avec mes ressources... sans compter l'achat de ma machine à laver qui a vidé mes caisses...

Une demande de rmi en urgence a été faite mais ils me réclament un bilan ! or en micro-entreprise le bilan n'est pas obligatoire et le faire faire pour percevoir le rmi me coûte la bagatelle de 280 euros... oui c'est logique.

Du coup mon dossier est en stand by... mon papa m'a trouvé un comptable qui doit venir la semaine prochaine. mais en attendant les factures s'accumulent... les frais aussi. et je n'ai pour vivre que la pension alimentaire et les allocations familiales....

Alors franchement le côté sentimental j'avoue que c'est le cadet de mes soucis en ce moment !

Alors j'avoue que des périodes comme çà, je n'avais pas encore connu....

C'est très dur sur le plan moral.

Mais voilà, cette fois je réalise que je n'ai plus la force de me battre, que j'ai épuisé mon stock d'energie... je suis lessivée...

Je commence à me faire peur parfois....

dimanche alors que j'étais en famille, je me suis surprise à répondre à mon oncle (qui me charrie depuis des années sur son désespoir d'aller à mon mariage un jour) qu'il y aurait plus de chance qu'il aille à mon enterrement.... le blanc derrière fût un grand moment de solitude !

Hier midi, alors que j'étais avec mon père pour faire reprendre la Wii de ma fille (qui n'a jamais fonctionnée... quand je vous le dis quand rien ne va, rien ne va) je me suis surprise à demander à mon père s'il voulait reprendre ma vie car j'étais prête à lui rendre, que je n'en avais plus l'utilité... alors qu'il s'est tué à me ramener à la raison, je ne l'écoutais pas... non j'étais "partie" à réaliser ce que je venais de sortir sans comprendre le rapport ni même pourquoi je lui avais dit çà...

Alors oui je me fais peur.

Je n'ai absolument pas envie de mourrir, je ne suis pas déprimée.... je suis juste fatiguée de la vie... de ma vie. Je reconnais que je n'ai plus le courage ni la force... et peut-être même bien plus l'envie de me relever... mais j'essaye de me persuader que c'est un mauvais moment à passer.

Mais j'avoue que  le fait de sortir ce genre de choses sans même pouvoir le contrôler me fout la trouille... Je ne réalise qu'après coup de ce qui vient de sortir de ma bouche et je me surprend toute seule !

Je ne dors pratiquement plus, car j'ai peur de dormir... car quand je dors, je rêve que je ne me réveille pas ici mais dans un autre monde... et les réveils nocturnes me ramènent vite à la réalité que j'ai de plus en plus de mal à accepter...

Je ne souhaite qu'une chose : Faites que je sorte vite de ce mauvais moment... je n'en peux plus.








Par Vanille
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Jeudi 9 octobre 2008
D'abord, merci pour vos commentaires dans mon dernier post. Il m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses et entre autres que le passé n'est plus à faire (dixit le Grand Maître dans Kung Fu Panda.. oui je sais j'ai de trop bonnes références).

J'ai relu mes écrits "papier" de 2007.. ce que je n'avais jamais fait auparavant. Je suis étonnée de constater que j'ai moi-même écrit que notre histoire n'irait pas loin vu l'état de celle-ci, que je n'étais pas heureuse, que je m'ennuyais à mourrir... que dans cette histoire je n'étais plus moi mais que je n'arrivais pas/plus, non plus, à être celle qu'il voulait que je sois (rebelle dans l'âme...).
D'ailleurs je suis allée revoir cette fameuse photo de fin 2007 dont a parlé ma presque-jumelle dans son dernier commentaire... force est de constater que physiquement j'étais arrivée au bout de mes capacités physiques.

Mais ce qui m'a le plus surprise, c'est de lire que j'avais écrit : "Il est temps que je me prépare psycologiquement à une rupture !" et ce à plusieurs reprises depuis le mois d'aoùt de cette fameuse année.... Alors est-ce que je n'ai pas eu le courage de le faire et que je l'ai poussé à agir à ma place ??? N'est-il pas mieux d'être la victime dans l'histoire ?... Si c'est cela, je n'en suis guère fière et ce qui m'arrive n'est finalement qu'un juste retour de manivelle.

J'ai rangé la photo dans un endroit tellement inapproprié que je ne suis pas prête de retomber dessus par hasard. Il ne m'appelle plus - surement trop occupé à re-re-re-re-reconstruire son histoire (5 "re" parce que çà fait 5 fois qu'ils recommencent... à nous il n'a pas accordé de seconde chance...) et finalement c'est aussi bien comme çà. Moins j'en sais sur lui mieux je me porte en fin de compte.

Est-ce méchant de ma part que de l'imaginer heureux dans les bras d'une autre me parait injuste ?

J'ai aussi enlevé toutes les photos où apparassaient mes "ex" dans mon pc, que j'ai soigneusement classées par dossier "Enfer 2" "Enfer 3" , dossiers mis sur cd et rangé avec les cd archivés (sans nom dessus... l'enfer ne s'écrit pas il se vit)



Aujourd'hui ce que je ressens, comment je me sens ?

Comme çà :





 









Comme si j'étais arrivée sur un rond point au milieu de nul part... et je tourne... et je tourne.
Il n'y a pas de panneaux qui indiquent les directions....
Je ne sais même plus par laquelle de ces routes je suis arrivée là.

Etrangement je n'ai finalement pas envie de sortir d'ici...
- trop peur de prendre celle par laquelle je suis arrivée
- trop peur de prendre celle qui m'amènerait vers un nouvel échec
- une chance sur 5 de prendre la bonne direction : trop risqué.

Alors je tourne... et je tournerai tant que toutes mes peurs seront en moi.

Et je me dis que tant que je tourne, c'est que la vie ne s'est pas arrêtée. 

Un jour peut-être que je serai prête et alors la route se présentera à moi ... toute seule... sans question.
Peut-être pas. 





Par Vanille
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Mercredi 1 octobre 2008

J'ai passé ma matinée hier à jouer les Mc Gyver, démontage de machine à laver, remontage, jetage (oui oui toute seule avec mes p'tits bras). Choix d'une nouvelle, achat, mise dans le coffre de la voiture, appeler papa pour m'aider à la sortir (suis pas Hulk non plus..), transport jusqu'à l'apt et en 2 temps 3 mouvements je l'ai installée, branchée (arrivée d'eau, évacuation et courant) et mise à contribution ! Youpi.

Puis me suis regardée dans la glace avant d'aller prendre une douche "wouah... on dirait un camionneur...."
J'avoue que je me suis choquée toute seule.

Mais que suis-je devenue ???

Et j'avoue que "la lettre" lue chez jenny m'a remuée les méminges....

Alors sous l'unique prétexte de mon amour pour cet homme qui ne m'aime pas, sous prétexte que je ne suis pas prête à "refaire ma vie"... je me condamne toute seule à l'auto-déchéance de ma personne ???

Mais ce n'est pas moi çà !

Alors il était temps hier de me poser les bonnes questions... parce que le fait d'avoir "évacuer" ce week-end m'avait certes fait du bien mais cela m'a permis de repartir à "vide". bon je sens que y'a que moi qui vais me comprendre dans c'te phrase....

Une certitude : Je ne peux accepter la déchéance.

Mais qu'ai-je besoin ?

Reprendre confiance en moi, pour reprendre confiance en la vie.

Et pour cela je dois vivre, exister, sans me poser de questions. (ah ah j'en entends déjà "Vanille ne pas se poser de questions... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu..." oui bon çà va)

Alors voilà, ce matin, j'ai décidé de me reprendre en mains. Et franchement, bizarrement çà me fait plaisir de m'entendre dire "ahhh c'est mieux quand même..."

Je commence à m'auto-féliciter, c'est grave docteur ???

Et puis soyons honnêtes, je ne suis pas faite pour la vie de none... Un homme qui me regarde, un homme qui me sourit... bah oui çà fait plaisir !

Et depuis hier quand on me demande ce que je chercher je réponds "je n'en sais rien... vivre en tout cas"

Je vais prendre la vie comme elle vient, profiter de l'instant présent, saisir les opportunités de la vie sans me prendre la tête.

Et puis je me dis que cette attitude positive, va me rendre moi-même positive et ne pourra qu'avoir de bonnes répercutions dans ma vie de tous les jours. Mes enfants n'en seront que mieux d'avoir une maman avec le sourire et bien dans sa peau, et pour mon travail cela me redonnnera l'inspiration. (rien qu'hier après-midi, j'ai été plus productive que les derniers jours de la semaine dernière !)

Allez Vanille, on y croit !

Je sais que ce ne sont que des "bonnes" résolutions mais bon on se motive comme on peut !




Par Vanille
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Lundi 15 septembre 2008
Voilà le week-end est passé.
J'avoue qu'il a été riche en émotions, reflexions.

J'ai eu la chance hier matin de discuter avec une amie de longue date, un brin psycologue (c'est son métier en fait) et qui m'a fait me poser les bonnes questions quant au fait que je me sente si mal depuis quelques jours.

Lors de ma rupture avec l'Ex en février dernier, de la femme de sa vie je suis passée à ... rien. Il m'a zappée de sa vie en deux temps trois mouvements. Comme si les deux années passées ensembles n'avaient jamais existées... comme si moi même n'avait jamais existée... je n'étais même pas un passage dans sa vie.... Pas un souvenir, pas un regret, pas un remord.... il a tout effacé de sa mémoire.

Alors oui je réalise que c'est cela qui m'a surement plus profondément blessée que le fait d'avoir perdu l'homme que j'aimais.

Alors forcément j'ai perdu confiance en moi. Je n'étais pas capable de garder un homme, même pas capable d'être un souvenir pour lui....

J'ai compris que ma saga de l'été n'avait été qu'en fait qu'un moyen de me "racheter" une existence... mais à quel prix... celle d'être convoitée par plusieurs hommes ? oui c'est exitant il faut l'avouer... mais éphémère !!

Je suis la femme d'un seul homme.... du moins c'est ce que j'aimerai être, mais tant que je n'aurai pas repris confiance en moi, comment pourrais-je avoir confiance en lui ?

Alors après mure réflexion, c'est décidé, je vais penser à moi !

Je vais ré-apprendre à m'occuper de moi, à trouver le moyen d'accepter mon image et non pas la fuir...

Je me dois de me battre pour que ma vie soit meilleure et en aucun attendre que quelqu'un vienne le faire à ma place !

Je dois apprendre à exister seule et non pas attendre d'exister dans les yeux de quelqu'un...



Par Vanille
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Samedi 30 août 2008
Oui je sais j'ai supprimé les 2 derniers articles - parce qu'en fait ils n'étaient pas vraiment en phase avec ce qu'est ma petite tête aujourd'hui.

Je ne vais pas bien "dans ma tête" c'est un peu le cahot à vrai dire.

Mon Aimant et moi, malgré le fait que nous soyons "séparés" officiellement, n'arrivons pas à nous détacher l'un de l'autre....

Peut-on appeler cela une rupture dès lors où nous ne nous sommes pas revus depuis le 30 juillet physiquement et que depuis il n'y a pas eu un seul soir sans que nous ne soyons pas pendus au téléphone ....

Alors on repart, on ne repart pas, on repart... un coup c'est "oui", un coup c'est "je ne sais plus",  et ce de la part des deux parties et j'avoue que je suis un peu paumée.

Alors c'est bien gentil tout çà mais moi j'ai besoin de savoir vraiment ce dont j'ai besoin et surtout de ne pas faire un choix par le simple fait de ne pas supporter la solitude ce que je trouverais minable de ma part et puis le fait de ne pas nous être revus physiquement est-il l'excuse à la rupture.... j'en sais rien !!!

Alors voilà, lundi je ne travaille pas... les enfants seront enfin au collège pour la journée.

Alors je lui ai donné rendez-vous, c'est moi qui me déplace (décidément cette ville que je ne connaissais pas m'aura vu 2 fois en 8 jours ! ... vi parce que là où travaille mon Aimant est à quelques rues du domicile de mon Ex... non non ceci n'est qu'un pur hasard)

Nous allons déjeuner ensemble et je pense qu'ainsi face à face nous serons en phase pour prendre la bonne décision.

Quant à mon E.T., je lui ai apporté enfin je suppose, il m'a apporté certaines choses qui nous ont donné ce sentiment d'exister mais aujourd'hui, notre querelle a malheureusement cassé quelque chose chez moi. Je ne suis pas fâchée avec lui car je n'aime pas çà mais je sais que je peux avancer sans lui et je lui ai dit. Cette relation aura été une belle histoire et je voudrais n'en garder que ce souvenir.

Je ne le joins plus et je lui ai demandé d'en faire autant, ou du moins de façon moins régulière et ce jusqu'au jour où naturellement nous ne nous appelerons plus du tout...


Enfin voilà, ce n'est pas la grande joie, j'ai peur de faire un mauvais choix une fois de plus ... vivement lundi que je sois fixée.

En attendant ce soir je sors, on va enterrer la vie de jeune fille d'une amie (enfin disons qu'on va enterrer son statut de mademoiselle puisqu'elle vit depuis 18 ans avec son futur époux !) j'espère que cela va me faire du bien et que je vais m'aérer la tête en m'amusant un peu.




Par Vanille
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Mardi 26 août 2008

L'article chez mamancélib , et les commentaires chez Danielle, chez Arachnée et ppm m'amènent à un nouvel article.

Ma vie à moi est bien spécifique.

Ma vie de maman-solo :
Je vis avec un garçon de bientôt 13 ans et une fille qui vient d'en prendre 11.
Avec un emploi du temps over-booké. Entre les sports, les déplacements sportifs, l'école (les devoirs, la gestion de leurs emplois du temps) et surtout une énorme vigileance quant à leur passage dans la pré-adolescence...

Ma vie professionnelle :
Je suis dans un atelier-boutique du mardi au samedi inclu. Proche de la maison pour pouvoir continuer de gérer ma "bulle". Et le fait de se lancer à son compte demande énormément d'investissement personnel. Des hauts, des bas mais surtout un emploi du temps over-booké également....

Ma vie sociale :
J'ai une grande famille, des parents extraordinaires, beaucoup tatas et de tontons, beaucoup de cousins et cousines que je fréquente physiquement quand je suis avec ma "bulle" mais pas de manière régulière.

J'ai des amis de très longues dates qui sont proches géographiquement mais ils sont tous en couple.

J'ai de nouveaux amis (je dis nouveau alors que cela fait déjà 3 ou 5 ans) rencontrés via internet, comme mon amie Lutecia, mon ami voldenuit, mon ami bébé13, mon ami-de-cinéma, pitipanda etc... mais malheureusement même si nous sommes plus ou moins régulièrement au téléphone ensemble, nous sommes malgré tout éloignés géographiquement. Ce qui fait que nous ne nous voyons réellement que trop rarement.
D'ailleurs, il y en a même que je n'ai pas encore rencontré, telle que ma chère Poussière et cela me tarde ;)

Depuis que je suis séparée du père de mes enfants, c'est à dire depuis juin 1999, ma vie fût plutot rocambolesque et je ne peux pas dire que j'ai fait preuve de "stabilité" : /
Mes enfants ont eu à supporter mes expériences amoureuses, puisque vie commune, avec mon alsacien et mon Ex et je ne peux pas dire que je n'ai pas une petite pointe de culpabilité à leur égard quand au "bon exemple à montrer"

Alors c'est vrai, depuis ma rupture avec l'Ex, je conserve bien précieusement ma bulle pour les protéger et je ne mélange pas ma vie de femme et ma vie de maman-solo.

Depuis ma rupture avec l'Ex, mes amis proches savent que je vis "oui j'ai quelqu'un mais rien d'officiel" ou bien "non personne en ce moment" mais n'ont pas tous les détails... par pudeur peut-être.
Quant à ma famille, ils me croient tous célibataire depuis le 26 février.... et c'est mieux ainsi.
Seuls mes nouveaux amis connaissent ce que je vis. Et ils me sont chers. Pour leur conseils, leurs avis, sans pour autant me juger ou me condamner.

Enfin tout çà pour dire que si aujourd'hui je veux rencontrer de nouvelles personnes, avec cette vie là, franchement moi je vous le dis : c'est impossible !!!!

Alors à part surfer sur le net.... le soir quand les enfants sont couchés (seuls moments de libre mais où je suis bloquée à la maison)

Je sors dans ma famille : il n'y a QUE ma famille.
Je vais chez mes amis de longue date : il n'y a QUE des couples.
Le travail  : euh... la majorité de ma clientèle est féminine !

Alors oui je suis inscrite sur deux sites de rencontres, même si l'idée du marché ne me convient pas, mais je n'ai pas d'autres choix. Avec mon expérience, j'arrive maintenant à "cerner" les profils (rires) et malgré le fait que j'ai beaucoup de visites, mails ou "flashs" lol je n'ai rencontré que 4 personnes depuis le 3 mars mais des personnes qui m'auront bcp apporté et je pense que c'est réciproque vu que nous sommes tjrs en "contacts".

Et ce blog est un exutoire pour moi.... et franchement je ne suis absolument pas dans le trip de la chasse aux commentaires, car les gens qui sont ici, ne sont pas nombreux mais cela me permet de prendre le temps de m'intéreresser à eux également. Et c'est pour moi un partage. Ma petite communauté virtuelle à laquelle je me suis "attachée".
J'aime que les gens puissent oser dire ce qu'ils ressentent, sans prendre le risque de froisser ou de blesser qui que ce soit et c'est d'ailleurs pour cette spontanéité que je continue de bloguer.





Par Vanille
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Mardi 15 juillet 2008
Ce week-end m'a amenée à la réflexion.

Hier soir, en regardant le feu d'artifice à Honfleur, je me suis surprise à penser "et dire que l'année dernière au 15 août, j'étais ici même dans SES bras... si on m'avait dit... "

Quand je m'entends parler aujourd'hui j'ai l'impression que cette vie que j'ai mené avec lui est à des années lumières...

Que cette vie avec lui n'était finalement pas la mienne.

Quand je repense à ma vie avec lui, je réalise qu'elle ne me ressemblait pas.

Je n'étais pas moi au sein de ce couple.

En à peine 5 mois, j'ai réussi à me retrouver, enfin. J'ai ce sentiment d'être heureuse de vivre aujourd'hui... c'est étrange...

Je sais aussi que mon amour pour lui, même s'il s'éteint petit à petit, est encore là mais il ne me dérange pas. Il m'arrive encore de sentir ses mains sur ma peau, ses caresses sur mon corps... mais ces pensées ne me font pas souffrir au contraire elles m'apaisent....

Parce qu'à côté de cela, je réalise que j'arrive à oublier au quotidien qu'il y a encore quelques mois il faisait partie de ma vie ...

Tout s'oublie ou finit par s'oublier....

Je réalise aussi que je suis en phase du pardon... je n'ai plus de colère après lui, plus de haine... au contraire ce que je vis aujourd'hui est tellement bon que je pourrais lui dédier cette citation d'Henry de Montherland :

"Vive qui m'abandonne ! Il me rend à moi-même."


Comme je l'ai dit, je suis bien dans ma peau. Je ne me pose pas de question, je ne me prend pas la tête, je vis et profite de l'instant présent pleinement. Je n'entretiens pourtant aucune relation sexuelle... comme si mes souvenirs me comblaient.

Je ne cache rien, je ne mens à personne...  J'ose dire "prends moi comme je suis ou bien passes ton chemin"... de quoi m'épater moi-même !

Certes je ne sais toujours pas ce que je veux, ni ce que je recherche pour le moment mais je sais ce que je ne veux plus et je le revendique !

Maintenant je me pose une question existencielle... Pourriez-vous m'aider à trouver la réponse ?

Est-ce qu'il vaut mieux Aimer et vivre une vie qui n'est pas la sienne, ou bien être soi-même  même s'il n'y a pas d'Amour ?.....

Reflexion faite, ne m'aidez pas, je connais déjà vos réponses ! "tu finiras par trouver l'Amour, le vrai, celui qui te laissera être toi-même et qui t'aimera pour toi"... ;-)

Franchement, suis-je en âge de croire encore au père noël ?!!!

Mais bon si vous avez d'autres réponses, prenez votre temps... j'ai tout le mien et je ne suis pas pressée !!!








Par Vanille
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Dimanche 6 juillet 2008
J'ai une histoire étrange à vous raconter...
Un contact avec un homme... marié.
Ne me jetez pas la pierre je ne vous ai encore rien dit !
Contact tout à fait hors du commun.
Nous discutons ensemble depuis la mi-juin il me semble. Nous avons d'abord correspondu par mails, puis par chat. Voici l'un de ses premiers mails...

bonjour,

Une petite pensée pour toi avant de quitter mon bureau, as tu passé une bonne nuit ?

Moi j'ai bien aimé ces petits échanges d'hier soir, tu vois , comme toi je suis bavard, as tu remarqué cela ?

J' ai souvent l'occasion de discuter avec des femmes (mon métier m'aide un peu), souvent le dialogue se limite au (oui ou non) mais toi tu m'intrigues, tu es différente, je suis persuadé que tu as un caractère affirmé, probablement avec le recul de ta vie qui n'a pas du toujours se dérouler au mieux, je pourrai dire que tu es réservée, mais dans le fonds de toi même, je pense que tu es restée une petite fille sensible qui rêve d'un idéal lointain, mais qui reste consciente  de son destin...

Tu as un sens de l'humour qui me plait bien, tu ne t'éloignes  jamais trop, disons que tu gardes les pieds sur terre et je suis persuadé que tu dois être une fille très sérieuse, mais que parfois tu te dis, mais pourquoi ?  Pourquoi suis-je aussi sentimentale et sensible, faut-il vraiment être amoureuse pour être heureuse, oui toutes ces questions je connais aussi !

Aujourd'hui tu dois même te dire, quelque part dans le fonds de toi même, "qui est X ?", que recherche t'il vraiment, que puis-je envisager avec lui ??? que dois-je faire ???

Ma réponse est : laissez vous vivre Madame, laissez les préjugés  s'amuser ensemble, ne voyez pas de mal entre le rapprochement des hommes et des femmes, oui vivre les moments présents, ne pas trop cuisiner ses souvenirs, laissons les cicatrices se refermer et n'anticipons pas sur l'avenir, l'expérience nous démontre chaque jour que nous ne serons jamais asser qualifiés pour l'interpreter...

voilà bonne lesture et bonne réflexion Vanille. 

bisous amical


Forcément ce genre de discours m'intrigue également !

puis sur msn... puis au téléphone.... puis en direct.

Mais ce qui s'est passé entre nous est plus qu'amical... mais n'est pas sexuel non plus.... il n'y a rien de charnel entre nous. Juste un équilibre, un besoin, un réconfort mutuel... de grandes discutions à refaire le monde...

Pourtant, il y a quinze jours, alors que j'étais à la boutique je vois une toute petite voiture (avec 2T et des ronds pour insigne) ralentir et se garer. Intriguée je m'attarde à regarder. Je vois alors un bel homme, cheveux poivre-et-sel, sortir... hum... "surement un client de la coiffeuse d'à côté" ai-je pensé. Et ô surprise, l'homme entre ... chez moi ! Argh... et il me dit "Je cherche une petite grenouille, est-ce bien là qu'elle se trouve ?" pour le surnom faire le rapprochement avec la position sur une moto.... eh m**** , c'était lui ! et dommage... c'est mon ami !

Mais ayant le gala de ma fille, cette première rencontre fût brêve. J'étais certaine qu'il était venu pour "voir" et que ne "jouant pas dans la même cour" je ne le reverrai surement jamais.

Mais erreur. Nous avons gardé ce contact et depuis nous passons toujours autant de temps ensemble. Il est même revenu... 2 fois !  Et pourtant ce pourquoi on aurait pu "imaginer" ne s'est jamais produit et ne se produira surement jamais.

J'ai réalisé qu'il était mon idéal masculin. Qu'il était ce que je rêverai d'être.
Avec lui j'apprends à assumer mes différences et de faire de celles-ci ma force.

Il me dit que j'ai des capacités et que je dois les exploiter. c'est marrant avec lui j'apprends à mettre des priorités dans mes objectifs, il m'aide à ne pas m'égarer. Il m'aide à prendre conscience que je peux, si je le veux, faire autre chose que de subir ma vie.

Je l'appelle mon Extra-Terrestre car c'est la première fois qu'un homme ne cherche pas à me mettre dans son lit car nous en parlons souvent et ce n'est pas ce qui nous rapproche pourtant croyez-moi que cela pourrait être tentant ! car hum, vraiment.

Certains diront que c'est surement une technique d'approche, une façon de procéder.... peut-être mais nous n'en sommes pas là.

Il m'aide à ouvrir les yeux. Il m'apprend à faire les choses en accord avec moi-même, à me fixer des objectifs et me donner les moyens d'y parvenir.

Qu'est-ce que je risque ? d'en tomber amoureuse ? non surement pas d'un homme marié. Il n'y a rien à attendre d'un homme marié. Je sais où sont mes limites avec lui. et parler de ce sujet librement avec lui me permet de rester moi-même. D'ailleurs je lui ai dit un jour, "tu pourrais être mon meilleur ami ou mon meilleur amant mais en aucun cas l'homme de ma vie".

Mais bon voilà, ma vie ne tourne pas non plus qu'autour de lui. Je continue de voir mes autres ami(e)s, de discuter avec eux, de passer du temps avec eux car l'amitié est un bien précieux.

Mais ce qui est étrange aussi, c'est que depuis quelques temps je m'apperçois qu'inconsciemment j'occulte complètement une certaine personne....

Serai-je en voie de guerison ????



Par Vanille
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Mercredi 25 juin 2008
Extraits de "Ces amours qui nous font mal" de Patricia Delahaie

Les pervers souffrent-ils autant que nous ? Souffrent-ils tout court ? Nous nous sommes accrochés à cette relation en les plaignant : eux-mêmes, pensions-nous, avaient dû beaucoup souffrir pour nous faire souffrir à ce point. "Non, ils ne souffrent pas, répond le doctreur Hirigoyen. Si souffrance il y a, ils s'arrangent pour la déposer dans un autre nid. Ils s'en débarrassent sur leur proie et sans aucune culpabilité cart tant qu'ils font souffrir, eux-mêmes ne souffrent pas."

La littérature spécialisée les décrit comme des êtres glacés, insensibles à la douleur physique mais aussi à la douleur morale. D'une froideur extrême, ils seraient incapables d'éprouver ce phénomène de deuil qui frappe toute personne abandonnée, par exemple. Si on les observe bien, on s'apperçoit qu'ils ressentent une forme de colère et de ressentiment, mais jamais de chagrin. Quand leur victime, enfin lassée, échappe à leurs griffes, soit ils la poursuivent en la harcelant encore davantage pour le plaisir de la chasse, soit ils l'oublient aussitôt.


Des victimes sous le choc

Le tort des victimes est de croire au pouvoir de l'amour, de la bienveillance, de la bonté. Ainsi espèrent-elles adoucir les pervers qui, au contraire, se raidissent comme si nos qualités manifestes servaient à souligner leurs manques. Cette générosité, cette gentillesse décuplent au contraire leur haine comme autant de preuves de notre supériorité sur eux. Autrement dit, plus nous sommes adorables, plus leur férocité relationnelle augmente.

L'autre tort des victimes est de vouloir "comprendre" ce qui échappe à toute logique autre que celle de détruire. Elles cherchent des explications relationnelles, se demandent ce qu'elles ont fait ou pas fait, ce qu'elles auraient dû faire ou pas alors que le processus est autonome. Il n'a rien à voir avec elles. Au bout du compte, elles se sentent flouées, comme quelqu'un qui viendrait à subir une escroquerie. Traumatisées, elles éprouvent un sentiment d'impuissance, de défaite, d'inutilité : elles ont été chosifiées...

Comment on en sort ? Libéré et démoli.

Car cetete violence porte un coup terrible à l'identité. Les victimes se rendent compte après coup qu'elles ont été traitées, non pas comme des êtres humains dignes de respect, capables de souffrances et de sentiments, mais comme des "choses" que l'on peut bafouer, intimider, abuser... Et la honte qu'elles en éprouvent crée un sentiment de solitude terrible.

La fréquentation d'un pervers démolit aussi la confiance que nous avions en l'être humain, que nous avons tous besoin de croire bon. Nous avons approché le diable. Nous savons désormais que l'homme est parfois destructeur pour l'homme. [.....]

Le sens commun suggère d'oublier. Impossible, répondent les psys qui proposent plutôt de recoller les morceaux de notre identité en miettes.



Si vous me cherchez, je suis en train de ramasser les miettes....
Par Vanille
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Vendredi 20 juin 2008
Je suis allée à un rendez-vous professionnel hier, où je devais faire le point sur la situation de ma petite entreprise.

Après avoir "épluché" mes chiffres, le monsieur me regarde et d'un air perplexe me dit "mais que s'est-il passé depuis le mois de mars ?", je suis d'abord restée sans voix.et il rajoute "non parce que les chiffres parlent vous savez, et je constate que depuis cette date, non seulement ils ont d'abord doublé mais qu'en plus ils sont en évolution positive. Vous avez fait de la pub ? vous avez changé d'organisation ?"... çà pour avoir changé d'organisation... c'est alors que sans complexe je lui ai dit la vérité "J'étais en couple, et le monsieur m'a quittée fin février. J'ai alors réalisé que j'avais laissé végéter mon entreprise et j'ai donc décidé d'y remédier, sachant que celui-ci serait en plus le seul moyen pour moi de ne pas sombrer" et là il me répond avec un grand sourire "En tout cas c'est positif ! j'irai même jusqu'à dire ironiquement qu'il aurait peut-être même dû partir plus tôt !". Et je me suis surprise à rire....

Je suis ressortie de cet entretien complètement motivée et j'avoue que moi qui appréhendait cet instant, j'en suis ressortie la tête haute.

Presque 4 mois qu'il est parti, presqu'un mois que j'ai coupé tous les ponts avec lui, avec elle et je commence à réaliser les points positifs.

- J'ai enfin pris le temps de me retrouver face à moi-même. J'avoue que j'ai bien été aidé par mes amis (plus particulièrement Voldenuit) et par ce blog. Certaines réactions m'ont permis de me remettre en question ou bien de garder/reprendre confiance en moi. Et si je me suis enfin décidée à suivre une thérapie, c'est bien grâce à toutes ces personnes.

- J'ai réalisé que j'ai de vrai(e)s ami(e)s. Des amis qui me sont chers, qui sont dans mon coeur et que j'aurai pu perdre. J'ai compris à quel point l'amitié était importante dans la vie. Femme ou homme, il n'y a pas d'ambiguité et qu'aujourd'hui je ne laisserai plus jamais personne faire le choix de ceux-ci à ma place.

- J'ai réalisé que cette rupture avait été la plus terrible à vivre de toute mon existence. J'ai beaucoup pleuré. Je comprend aujourd'hui que je me suis accrochée desespérément à un fantôme (un diable ou un vampire diront certains). Mais que celui que j'ai aimé n'existe plus.

- Je réalise que je me fous complètement de ce qu'il vit, ce qu'il devient et que je ne veux surtout pas le savoir. Heureux ou malheureux cela m'est égal. Tout ce que je sais aujourd'hui c'est qu'il n'arrivera jamais à faire le chemin que j'ai fait, que je fais et que je ferai encore ... grâce à lui.

- Je réalise aussi que je ne suis pas une faible (comme on me l'a souvent reproché) au contraire, je suis une battante ! Ne dit-on pas que l'on peut perdre des batailles et gagner la guerre ? Ma guerre à moi est celle contre moi-même. L'objectif : je veux vivre pleinement et sereinement et enfin être heureuse de vivre. (c'est en bon chemin)

- Je réalise que je suis finalement bien plus vivante que je ne le croyais (tiens çà me rappelle quelque chose)

- Je réalise que si je pense encore à lui parfois, il ne me manque plus.

- Je réalise à quel point cette rupture, qui pourtant m'a fait souffrir, aura été bénéfique pour moi. C'est la première fois de ma vie que j'ai osé comprendre le pourquoi du comment, que j'ai osé me remettre en question, et que tout cela m'aura libéré et surtout aujourd'hui quoi qu'il arrive de rester MOI.

La seule chose dont je ne sois pas certaine et je fais tout pour ne pas y penser, c'est si un jour je devais me retrouver face à lui. Tant qu'il n'est plus là, je peux continuer d'avancer sans me poser de questions. Mais si je devais me retrouver face à lui... est-ce qu'il mettrait tout en l'air de tout ce chemin que j'aurai parcouru parce que mon coeur s'emballera comme je le crains ? ou bien sortirai-je le bazooka pour m'en débarrasser définitivement parce que je serai envahie par la haine et la colère ? ...

Mais bon, on va dire que c'est plutôt bien pour un premier bilan.

Par Vanille
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